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L'équipe Orange Pop

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Interviews

3 questions à Guillaume Salmon, organisateur d’événements chez Colette

3 questions à - 22 mars 2017

A l’occasion des 20 ans du magasin Colette à Paris, nous sommes allés à la rencontre de Guillaume Salmon, chargé des relations presse de la boutique et spécialisé dans l’organisation d’événements avec les plus grandes stars internationales.

Orange Pop : Est-ce que dès le début de Colette, vous aviez cette envie d’organiser des événements à l’intérieur même du magasin ?

Guillaume Salmon : Tout à fait. Dès son ouverture en 1997, le magasin Colette organisait déjà toute une série d’événements, des signatures, des lancements, des présentations de collections. Ce genre de chose faisait vraiment partie de l’ADN du magasin et c’est vraiment pour nous un moyen de communiquer sur toutes l’activité de la boutique – dans ce qu’elle a de plus large, riche et varié – via tous les créateurs, les designers et les artistes.

O. Pop : Quand vous organisez des événements avec par exemple Pharrell Williams ou les rappeurs du groupe Odd Future, comment vous organisez-vous pour gérer l’afflux de fans ?

G.S : Selon le jour et le créneau horaire qui sont prédéfinis, on sait déjà s’il y aura plus ou moins de monde. Du coup, on organise les mesures de sécurité en conséquence et on gère la foule avec des barrières. Les fans font la queue le long du magasin et on les laisse entrer par groupes pour qu’ils puissent voir les artistes, prendre une photo, faire une dédicace, regarder et éventuellement acheter les produits du magasin. On fait très attention à ne pas avoir une foule ingérable devant le magasin. Ca ne nous est d’ailleurs arrivé qu’une seule fois, au moment du lancement de la collection de vêtements de Drake, qui était venu en personne à la boutique.

O. Pop : De manière générale, quelle plus-value ce genre d’événement apporte au magasin ?

G.S : C’est une plus-value commune car ces événements permettent aussi aux artistes de sortir du créneau de la musique, de tâter un autre terrain. Ils profitent donc aussi de l’image du magasin. C’est d’ailleurs souvent ces artistes ou leurs managers qui nous contactent, ce qui n’est pas anodin. De notre côté, ça permet d’attirer une autre sorte de clientèle et bien sûr de générer des ventes, puisque cela reste tout de même le coeur de notre activité. Et surtout, ces événements permettent de créer du buzz et de la communication autour du magasin.

Guillaume Salmon, responsable RP chez Colette © Radio Marais

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Trois questions à Anne Le Beuz, directrice du concept store Orange Opéra

3 questions à - 15 mars 2017

Le dernier-né des magasins Orange a ouvert ses portes dans le quartier parisien d’Opéra. À la pointe du digital, la boutique l’est aussi en terme d’expérience client. Sa directrice, Anne Le Beuz, nous explique ce qui fait la force et le succès de ce concept store nouvelle génération.

Orange Pop : Quels sont les principaux objectifs et les points forts de cette nouvelle boutique Orange ?

Anne Le Beuz : Nous poursuivons plusieurs objectifs, à la fois celui de conserver la place d’opérateur leader qu’a acquise Orange, mais aussi d’acteur majeur du retail digital. À cela s’ajoute la proposition d’un service client de très haute qualité. Nous avons voulu que nos clients bénéficient d’une expérience personnalisée, sans parcours imposé dans le magasin, qu’ils soient libres d’aller où bon leur semble, selon leurs envies, leurs appétences, leurs centres d’intérêts ou leurs besoins.

Nous leurs proposons de faire appel à leurs sens, en touchant, en regardant, en lisant, en jouant, en s’appropriant nos produits et en expérimentant l’espace mis à leur disposition. L’essentiel des moyens techniques, digitaux, financiers et humains vont dans le sens d’une proposition qui peut paraître un peu redondante, mais à laquelle nous tenons beaucoup : la possibilité de vivre une “expérience expérientielle”, quels que soient les domaines, du bien-être à la maison connectée, en passant par le son, la téléphonie ou la qualité de vie…

O.Pop : L’idée centrale est donc d’offrir à vos clients une expérience complète et un maximum de choix…

A.L.B : Il s’agit d’une innovation en terme d’expérience client, et cela à tous les niveaux, que ce soit en terme de mise en scène, de digital, d’accompagnement et de relation humaine.

Nous privilégions tout d’abord l’accueil, qui est un élément essentiel de l’expérience client. Le travail de plusieurs salariés est ainsi dédié à accueillir humainement les clients : en prenant leur numéro de téléphone, en les questionnant sur le motif de leur venue et en les invitant à découvrir les 1000m2 de notre boutique, à l’expérimenter. Puis, selon les demandes, des experts digitaux répartis dans l’ensemble du magasin appellent nos clients directement sur leur téléphone et les rejoignent afin de répondre au mieux à leurs attentes.

Nous souhaitons également que nos clients soient libres de toute contrainte. Par exemple nous avons opté pour une solution de paiement mobile. Nos conseillers sont ainsi équipés de terminaux de paiement et le passage en caisse, avec l’attente que cela induit, n’est plus une étape obligatoire. Si vous êtes intéressé par une enceinte connectée, par le dernier modèle de smartwatch, ou n’importe quelle autre référence, vous pouvez les tester directement sur place.

O.Pop : Allier l’humain et le digital. C’est bien cela ?

A.L.B : Tout à fait, en proposant des parcours nomades. À l’heure du phygital, nous voulions un lieu humain et centré sur les usages. Nous avons ainsi développé des thématiques, autour du bien-être, du son, de la téléphonie mobile, du sport…

L’approche par les usages se fait en traversant les différentes pièces de la maison. On commence par le jardin et les pratiques sportives, on passe par la cuisine, pour rejoindre le salon puis le bureau… À chaque étape, des coachs services, ou experts digitaux sont disponibles pour accompagner les clients, de la phase de découverte jusqu’à celles de dépannage et d’achat. Ces mêmes coachs peuvent proposer des démonstrations, des conseils, des animations (drones, robots, jeux vidéos…) mais aussi animer des ateliers individuels ou collectifs, organisés gratuitement et trois fois par semaine.

Qu’il s’agisse d’aide à la prise en main, de configuration, de transfert de données, de réparation ou de dépannage, tout est prévu. Ainsi, nous avons actuellement le meilleur taux d’expérience client de toutes les boutiques françaises Orange.

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Anne Le Beuz, directrice du concept store Orange Opéra

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3 questions à Éri Umusu, digital artiste nigérien chez Anthill Studios

3 questions à - 08 mars 2017

Jeune digital artist chez Anthill Studios, l’un des studios d’animation les plus en vogue de Lagos, au Nigéria, Eri Umusu revient sur son parcours, ses réalisations les plus remarquées et décrypte l’avenir de l’animation africaine. 

Orange Pop : Quel est ton parcours ? Et comment es-tu arrivé chez Anthill Productions ?

Eri Umusu : Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré l’animation. Je dessine depuis que je suis enfant et c’est lorsque ma soeur m’a dit que mes dessins étaient bons que j’ai décidé que j’en ferais mon métier. J’ai commencé à apprendre l’animation 3D lorsque j’ai entendu parler d’un poste vacant au studio Beavers, en 2011. Là-bas, j’ai rencontré Niyi Akinmolayan, qui dirigeait le studio, et nous sommes devenus amis. Suite à un désaccord avec eux, il m’a proposé de le suivre pour participer au lancement du studio Anthill. Nous avons mené quelques projets de Visual Effect jusqu’en décembre 2013, période à laquelle je lui ai parlé de mon envie de réaliser THE SIM. Il a beaucoup aimé l’idée et c’est à partir de là que nous avons décidé de nous lancer sérieusement dans l’animation.

O. Pop : Comment est né puis s’est déroulé le projet Plaything ? Est-il amené à être allongé, développé, adapté à d’autres formats ?

E.U : Alors que le studio était en train de travailler sur une série télévisée, Nurdin Momodu, un autre animateur, nous a parlé de son désir de travailler sur un court métrage d’animation. Il n’avait aucune idée d’histoire, mais il voulait absolument travailler sur quelque chose. Un jour, alors que nous parlions de Toy Story et Ant-Man, je me suis souvenu d’une idée que j’avais eu plus jeune et je leur ai présenté. Ils ont adoré et nous nous sommes donc lancés. J’ai proposé le titre Plaything, ça collait plutôt bien. Nous réfléchissons encore à la manière de faire vivre le projet dans le futur. Ce qui est certain c’est que nous en ferons quelque chose.

O. Pop : Selon toi, et de manière générale, comment se porte l’animation nigérienne et plus largement africaine ?

E.U : Au Nigeria, Lagos a toujours été la place majeure pour l’animation. Je ne peux pas parler pour le reste de l’Afrique, mais je pense que nous ne maîtrisons pas encore tout le potentiel  de l’animation et ses applications. C’est pourquoi des studios comme Anthill l’expérimentent de diverses manières afin d’étudier la réaction de notre public. Aujourd’hui, la plus grande différence entre les productions d’animation nigériennes et celles du reste du monde est clairement le financement. Nous avons de très bons concepteurs et artistes CGI (Computer Generated Imagery) et il y a beaucoup d’histoires à raconter, mais sans les ressources nécessaires, beaucoup de projets n’aboutissent pas.

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Le futur de l’animation nigérienne est entre de bonnes mains, celles d’Eri Umusu !

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3 questions à Jean Fall, précurseur du cinéma africain de demain

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3 questions à Flore Philis et Marie Menand, créatrices du projet D.I.V.A

3 questions à - 01 mars 2017

Alors qu’elles tiennent le haut de l’affiche de La Nuit de La Voix 2017, nous sommes allés à la rencontre de D.I.V.A, l’un des groupes les plus attendus de cet évènement exceptionnel. Rencontre chantante.

Orange Pop : Pourquoi avoir choisi le nom DIVA ?

Flore Philip & Marie Menand : Pour nous, le terme DIVA évoque la chanteuse d’opéra à son apogée, avec ses personnalités multiples et extrêmes, ses extravagances et sa complexité. Quel nom aurait pu mieux présenter ce projet que celui-ci !? Notre groupe est ainsi composé de 5 chanteuses lyriques, représentant chacune une facette différente d’une même diva, voilà pourquoi D.I.V.A. Le point entre chaque lettre laisse à chacun le choix de les utiliser et de les interpréter à sa guise. Notre interprétation du jour étant celle-ci : Décidées, Irrésistibles, Vives et Amoureuses !

 O. Pop : Qu’est-ce qu’une diva pour vous et comment la reconnaît-on ?

F.P & M.M : Une diva dans l’interprétation que nous nous en faisons est un personnage situé entre une femme et une déesse, une personnalité complexe enfermée dans son monde à elle, qui excelle dans son Art et cache néanmoins de profondes fragilités. Elle est reconnaissable à sa prestance, son charisme et son inaccessibilité. Il serait d’ailleurs impossible de parler de divas sans parler de Maria Callas dont nous nous sommes beaucoup inspirées dans la création de ce projet. Nous pensons aussi que la diva n’est pas cantonnée au monde de l’opéra, elle existe dans le monde du cinéma, de la mode, du spectacle et de la musique de manière plus générale. Elle est intemporelle et libre.

O. Pop : Quand et comment avez-vous su que vous aviez « une voix » ?

F.P & M.M : Nous avons commencé à chanter dès notre plus jeune âge, au conservatoire et à la Maîtrise de Radio-France ; n’avons jamais cessé de chanter depuis. Chanter a été notre moyen d’expression et de communication et c’est grâce à nos nombreux professeurs et collègues que nous avons su que nous avions « une voix ». Et qu’elle méritait d’être exploitée.

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Les 5 voix divines du groupe D.I.V.A ©Louis Decamps

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3 questions à Hugo obi, fondateur du studio Maliyo Games

3 questions à - 22 février 2017

Avec ses studios de Maliyo Games, Hugo Obi renouvelle chaque jour le domaine des jeux sur mobile en créant des personnages, des jeux et des environnements à l’identité typiquement africaine. Entretien avec l’un de ceux qui rendent l’Afrique toujours plus mobile et toujours plus ludique.

Orange Pop : Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de créer des jeux pour mobiles plutôt que pour consoles ?

Hugo Obi : L’Afrique est un marché mobile de premier choix. Presque tout le monde a un téléphone portable et c’est le premier moyen d’accéder à internet pour le plupart des Africains. Mais les portables font bien plus que simplement aider les gens à communiquer entre eux, ils sont aussi des plateformes de divertissement puisque des contenus multimédia peuvent y être consommés. En raison de leur coût relativement faible et de leur polyvalence par rapport à une console, nous croyons que pour créer du contenu pour les Africains et par les Africains, la meilleure forme de distribution serait davantage les mobiles que la console ou le PC.

O. Pop : Selon vous, pourquoi les jeux mobiles rencontrent un tel succès aujourd’hui ?

H.O : En Afrique, les gens commencent tout juste à expérimenter la puissance de l’informatique à travers leurs téléphones portables. Contrairement à d’autres endroits dans le monde, l’Africain moyen n’a pas un accès facile à un ordinateur ou à une console de jeux. Par contre, les téléphones portables sont beaucoup plus accessibles. Tout comme les jeux de détente qui proposent aux utilisateurs une expérience visuelle forte et une simplicité de jeu. Il n’y a rien de surprenant à ce que 32 millions de jeux aient été téléchargés au Nigéria rien qu’en 2016, soit 16 fois plus qu’il y a 4 ans. Les gens explorent et expérimentent les différentes possibilités proposées sur le web et les nombreuses opportunités multimédia disponibles sur mobiles.

O. Pop : On dirait que tous les jours, de nouveaux studios commencent à travailler dans le domaine des jeux vidéo en Afrique. A quel point ce continent peut-il être le futur du jeu vidéo ?

H.O : Nous vivons une époque assez excitante pour l’écosystème du jeu en Afrique. Quand nous nous somme lancés en 2012, il n’y avait qu’une poignée de studios de jeux en Afrique subsaharienne, mis à part l’Afrique du Sud. Aujourd’hui, nous sommes en train de voir se multiplier les nouveaux studios indépendants à travers le continent. Ils sont les premiers signes d’un écosystème en plein développement car de plus en plus de gens apprennent les techniques nécessaires à l’industrie du jeu vidéo et il y a une appréciation plus forte des opportunités de monétisation au niveau du marché local. L’Afrique a une population d’un peu plus d’un milliard de personnes, avec près de 50% de taux de pénétration du mobile. Alors que le prix des datas diminue et que les bandes passantes augmentent, il est évident que les téléchargements vont aussi continuer à augmenter, tout comme la monétisation.

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Hugo Obi, fondateur de Maliyo Games © Hugo Obi

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Stories : Maliyo Games, la première société de gaming nigérienne

 

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3 questions à Olivier Ravanello, président d'Explicite, le média 100% web des ex-salariés d'i-Télé

3 questions à - 15 février 2017

Indépendant, qualitatif, connecté, trois adjectifs pour définir Explicite, un nouveau média 100% web porté par plus de cinquante anciens journalistes d’i-Télé. Son président, Olivier Ravanello, répond à nos questions et donne le ton !

Orange Pop : Avec Explicite, vous avez complètement fait le choix du web, de ses nouveaux outils comme le live stream et de la flexibilité qu’il permettent. Cela implique-t-il de créer un nouveau type de journalisme ?

Olivier Ravanello : Le pari d’Explicite est de rapprocher deux cultures journalistiques qui se nourriront mutuellement : des journalistes de télévision avec une expérience forte et des journalistes web qui connaissent bien les nouveaux supports et formats d’internet. Nos contenus seront pensés pour ces nouveaux supports, en partie sur les réseaux sociaux et sur l’application que nous développons. Il ne s’agira pas, comme le font les médias traditionnels, de re-découper et de viraliser ce qui a déjà été diffusé à l’antenne. Nous proposerons une information différente, plus explicative et efficace. Cela implique des angles plus serrés, au profit de contenus non périssables, pouvant être re-consultés et agrégés les uns aux autres.

O. Pop : On entend souvent parler de maturité technologique, pour décrire ce moment où une innovation est suffisamment installée et comprise par le public pour vraiment décoller. Le streaming a largement franchi ce cap et de nouveaux modèles de presse en ligne ont déjà émergé (Les Jours, Le Quatre Heures, Brut…). Pensez-vous que le journalisme « connecté » arrive lui aussi à maturité ?

O.R : Je pense qu’il permet surtout de répondre à un momentum très particulier. D’une part, un courant dans la société civile et politique demande d’être rassuré sur l’indépendance des médias. D’autre part, les réseaux sociaux et la facilité avec laquelle il est possible de développer des applications, nous permettent d’aller à la rencontre de ces publics et de leur proposer une information transparente et de qualité. Enfin, nos smartphones permettent aujourd’hui de consommer de la vidéo de très bonne qualité quasiment partout. L’idée est donc de proposer un média indépendant, capable de produire de l’information de qualité, accessible directement sur smartphone.

O. Pop : Quelles sont d’après vous les contraintes et les limites d’un média comme Explicite et de sa proposition ?

O.R : Les contraintes sont liées à deux choses. C’est d’abord un marché qui, certes est en pleine expansion, mais qui n’est pas encore à maturité d’un point de vue économique. Rien à voir avec le marché publicitaire de la télévision. Et puis le mode de consommation de l’information doit également évoluer. Combien coûte une bonne information ? C’est une question qui doit être posée collectivement. Si l’on veut une information indépendante et de qualité, alors il faut aller au bout de la logique et accepter de payer un peu chaque mois.

Il faut maintenant que nous trouvions un modèle économique stable et des investisseurs qui croient au projet. Alors que la campagne de crowdfunding a très bien débuté, 60000 personnes nous suivent déjà sur les réseaux sociaux. C’est assez inédit, d’autant qu’il s’agit d’une vraie communauté d’adhésion. Nous sommes convaincus que ce projet est absolument cohérent et qu’il tombe au moment idéal. Ce qui est drôle c’est que nous n’avions pas du tout choisi ce moment.

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Olivier Ravanello, bien décidé à bousculer l’offre médiatique française © Explicite

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3 questions à Franck Simon, grand reporter spécialiste du football africain

3 questions à - 08 février 2017

Pour l’Équipe, la BBC, Radio France ou France Football, Frank Simon couvre le football africain depuis maintenant trente ans. Nous sommes donc allés parler success-story avec cet expert du domaine.

Orange Pop : A quel point le football est-il un sport populaire aujourd’hui en Afrique ?

Frank Simon : Il a toujours été populaire en Afrique puisque c’est un sport qui ne nécessite pas de gros moyens. On peut faire un ballon de fortune avec du papier, avec de la ficelle, avec de la laine ou avec des vieux chiffons. En Afrique, quelle que soit la région, tout le monde joue au foot dans la rue. Parfois même sous des formes un peu dérivées comme le maracana de Côte d’Ivoire qui se développe partout en Afrique de l’ouest. Le continent manque encore un peu d’infrastructures mais on peut dire que le football est une vraie passion africaine. Et il faut aussi noter que le football féminin se développe beaucoup sur tout le continent africain et gagne donc lui aussi en popularité. Ce qui n’est pas toujours le cas en Europe.

O.Pop : Selon vous, quelle est aujourd’hui la plus belle success-story du moment dans le foot africain ?

F.S : En dehors des joueurs que tout le monde connaît déjà, il y a en ce moment une vraie success-story autour d’Yves Bissouma, un joueur malien d’origine ivoirienne. Ce garçon a commencé le foot dans les quartiers pauvres d’Abidjan. Il a rapidement été repéré et on lui a proposé d’intégrer une académie de football au Mali, à Bamako. Il a passé son adolescence là-bas, a pris la nationalité malienne et a participé à la Coupe d’Afrique réservée aux joueurs locaux il y a moins d’un an au Rwanda avec l’équipe du Mali. Là-bas, il s’est fait repérer et a ensuite signé un contrat pro avec le club de Lille en France. Il y a quelques semaines, il a été convoqué pour faire la CAN avec l’équipe du Mali et il a été très bon sur le terrain. Son destin s’est accéléré en moins de deux ans alors qu’il n’a que 20 ans ! Je pense qu’il va faire une brillante carrière en Europe.

O. Pop : A quel point ce genre d’histoires inspire le reste du continent ?

F.S : Tous les joueurs rêvent d’un destin à la Yaya Touré, Samuel Eto’o ou même à la Yves Bissouma. Ces grands joueurs sont une incroyable source d’inspiration pour tout le continent. Car à travers ces exemples, c’est aussi la possibilité de s’élever socialement, de réussir quelque chose, d’aider sa famille. Ces success-stories sont importantes pour les jeunes africains. Tout comme pour les métiers artistiques, on trouve dans le foot l’idée qu’il y a une possibilité de réussir si on est doué, si on a du talent et si on sait le travailler. Et puis réussir, ce n’est pas forcément uniquement en allant jouer en Europe ou ailleurs. Ça peut aussi être en ayant une brillante carrière locale, dans les clubs du pays ou dans l’équipe nationale.

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Frank Simon en pleine discussion technique © Frank Simon/Twitter

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3 questions à Agnès Marcetteau, la directrice et conservatrice du Musée Jules Vernes, à Nantes

3 questions à - 01 février 2017

Agnès Marcetteau, la directrice et conservatrice du Musée Jules Vernes, à Nantes. Experte des 62 Voyages extraordinaires, elle nous rencarde sur la force d’anticipation de ce visionnaire et maître du roman d’exploration.

Orange Pop : Jules Verne est l’un des auteurs majeurs qui a ouvert la voie à la science-fiction. Voyage au centre de la Terre, De la Terre à la Lune, Vingt mille lieues sous les mers… ses grands classiques parlent pour lui. Comment concevait-il ses histoires et ses machines extraordinaires, sur quoi se basait-il ?

Agnès Marcetteau : Jules Verne est avant tout un auteur d’anticipation. De ce point de vue là, il s’inscrit dans une tradition littéraire qui donnera naissance à la science-fiction, au XXème siècle. Les premiers auteurs de science-fiction s’en réfèrent à lui, disons comme leur grand-père, puis à Orson Wells comme leur père. Aussi, Jules Verne s’inspire directement des recherches scientifiques et technologies de son temps, s’emparant de celles existantes ou en développement, et s’en servant pour inventer ses aventures. Il les extrapole en leur attribuant des possibilités qu’elles n’ont pas. Le sous-marin est un très bon exemple. Jules Verne ne l’invente pas. Pourtant, sa description du Nautilus fait clairement penser à ce que sont à présent les sous-marins nucléaires.

O. Pop : Comment Jules Verne percevait-il le progrès ?

A.M : Tel qu’il est encore perçu par le grand public, il est un chantre du progrès. Pourtant, lorsque l’on connaît bien son oeuvre, on note une certaine distance vis-à-vis de celui-ci. Jules Verne en discerne aussi bien les potentialités que les dangers et s’est souvent interrogé sur les mauvais usages de certaines technologies. Par exemple, Jules Verne décrit certes la conquête de l’espace comme une magnifique aventure, mais il dépeint aussi des paysages naturels détruits par l’industrie. La grande conscience écologique dont sont empreintes ses histoires lui fait notamment entrevoir l’épuisement des ressources naturelles.

O. Pop : Pensez-vous que Jules Verne a encore de l’avance sur les aventures que l’Homme pourrait vivre ou sur les machines qu’il pourrait inventer, dans les décennies ou les siècles à venir ?

A.M : Là où Jules Verne est toujours visionnaire et complètement d’actualité, c’est justement dans cette dimension des effets sociétaux et environnementaux du progrès. Pour ce qui est des technologies, il est entendu que ses anticipations et inventions littéraires ne sont plus d’actualité. Soit elles se sont réalisées et les hommes sont allés encore plus loin, soit il a commis des erreurs. Enfin, pour ce qui est d’ouvrir l’imagination à des générations et des générations, Jules Verne est encore totalement d’actualité. Sa force d’inspiration est restée intacte.

Jules Verne entouré de ses trains de projectiles pour la Lune & du navire Nautilus

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3 questions à Paul Dillinger, vice président de Levi’s et fashion designer de Project Jacquard

3 questions à - 25 janvier 2017

Avec Project Jacquard, Google se lance même dans le vêtement intelligent en s’associant avec la célèbre marque Levi’s pour créer des type de jeans intégrant les technologies d’aujourd’hui. Rencontre avec Paul Dillinger, vice président de Levi’s pour discuter de cette collaboration trop stylée.

Orange Pop : Comment Project jacquard a démarré ? Et pourquoi ?

Paul Dillinger : Google et l’équipe chargée de l’innovation chez Levi’s ont joint leurs forces pour créer une version moderne du jean : la veste Levi’s Commuter Trucker, tissée avec la technologie Jacquard. Google et Levi’s ont tous les deux amené sur la table quelque chose de très particulier dans leurs domaines d’expertises respectifs. Levi’s s’est construit sur un sens de l’innovation dans la conception, un artisanat unique et un esprit pionnier qui a fait partie de notre culture et de notre style durant les 140 années passées. Tandis que Google apporte un savoir avancé dans les technologies de pointe, les plateformes et les systèmes digitaux. Google nous a proposé d’être son premier partenaire pour le tissu interactif Jacquard car ils savaient qu’ils pouvaient compter sur nous pour notre expertise ; nous sommes les inventeurs de l’un des produits les plus reconnaissables au monde : le blue jean. Google ne voulait pas se lancer dans le vêtement, ils voulaient s’associer avec des spécialistes dans le domaine.

O.Pop : Comment avez-vous travaillé avec Google sur ce projet ?

P.D : Ce qui était vraiment bien dans ce partenariat est que chaque entreprise a pu amener au projet des élément différents. Levi’s a toujours cherché à concevoir et créer des produits qui répondent à un besoin du consommateur. Depuis le lancement de notre collection Commuter en 2012, nous intégrons les nouvelles technologies dans nos produits. Cette collection Commuter nous paraissait donc naturellement adaptée à cette collaboration. Jacquard est une plateforme développée par Google qui permet à l’utilisateur de programmer lui-même l’interaction avec un périphérique – par exemple, pour ajuster le volume de sa musique, refuser un appel ou demander un itinéraire.

O.Pop : Pensez-vous que c’est le début de quelque chose que tout le monde portera dans le futur ?

P.D : Ce qui est particulier avec Project Jacquard, c’est que la technologie est discrètement intégrée dans un tissu que nous connaissons déjà, et un vêtement que nous aimons déjà. Ce n’est pas “une sorte de jean”, c’est du jean. Le style n’est pas sacrifié au profit de l’utilité technique. Avant toute chose, c’est une belle veste en jean Levi’s. Vous la portez et en prenez soin comme n’importe laquelle de vos autres vestes en jean préférées… Et si elle est sale, vous pouvez la mettre à la machine. Nous pensons qu’il s’agit d’une direction importante dans l’évolution des technologies à porter comme des vêtements. Une interface utile, discrètement intégrée avec les objets que nous connaissons déjà et que nous aimons, bien plus que les “gadgets” inventés qui sont ajoutés ou imposés à nos vies et qui finissent à l’arrière de nos garde-robes.

©Paul Dillinger, vice président de Levi’s & le projet Jacquard

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3 questions à Jessica Easto, l’auteur qui tirait le portrait d’Elon Musk à travers ses citations

3 questions à - 18 janvier 2017

Dans Rocket Man : Elon Musk In His Own Words, qui sortira le 14 février, Jessica Easto dresse un portrait de l’ingénieur et entrepreneur visionnaire, à travers 100 de ses citations récoltées dans des interviews, apparitions en publics, conférences et articles de presse.

Orange Pop : Comment avez-vous eu l’idée de faire cette collection de citations d’Elon Musk ?

Jessica Easto : L’éditeur pour qui je travaille, Agate Publishing, a publié une série de livres appelés In Their Own Words. Chaque livre rassemble les citations de grands entrepreneurs et dirigeants d’entreprises du monde entier. Avec ce même principe nous avons édité des livres sur Steve Jobs, Oprah Winfrey, Jack Ma… Je me suis dit qu’un livre sur Elon Musk complèterait bien la série. Et puis je voulais en savoir plus sur lui et sa façon de penser. Sa manière de poursuivre tous ces efforts hautement improbables le distingue des autres innovateurs. En bref, ses causes semblent nobles et son succès improbable. C’est suffisamment motivant pour moi !

Par ailleurs, ce format est particulièrement intéressant lorsqu’il est appliqué Musk. Il est connu pour corriger les journalistes qui, selon lui, déforment ses propos ou rapportent de mauvaises informations. Il doit être hypervigilant à ce genre de choses car il est en concurrence avec des entreprises aux intérêts très puissants. Aussi, l’une des façons dont il essaie de combattre la désinformation est d’expliquer les choses aux journalistes et au public de façon aussi claire que possible.

O. Pop : Comment avez-vous collecté, sélectionné et organisé toutes ces citations ? Y a-t-il des inédits avant ?

J.E : Essentiellement, j’ai lu, écouté et regardé tout ce que je pouvais obtenir par moi-même. Cela représentait des heures et des heures d’audio et de vidéo. Je me suis principalement concentrée sur les vidéos et les enregistrements lors d’apparitions publiques. Comme je l’ai mentionné, Musk a des éléments de langage qu’il a tendance à répéter, et ses fans peuvent probablement les réciter presque mot pour mot. J’ai voulu mêler les citations qui semblent représenter les bases de sa vision du monde, à d’autres que les fans n’ont jamais entendues auparavant. Toutes proviennent de sources accessibles au public, mais certaines sont parfois moins connues. J’ai organisé le livre en 10 chapitres par sujet, dont « Apprentissage et Logique », « Environnementalisme et Énergie durable », « Leçons de vie »… Il y a plus de 200 citations au total.

O. Pop : Précisément, que disent ses citations et ses paroles sur lui ? Est-il vraiment comme le dit sa réputation, un ingénieur visionnaire et un entrepreneur de génie ?

J.E : Je pense que ses citations disent de lui qu’il est un homme d’affaires très rationnel, compétent et bourré de principes. Les gens ont tendance à être sceptiques quant à sa mission auto-proclamée d’assurer un avenir positif à l’humanité car 1) cela ne semble pas rationnel et 2) les gens ont tendance à penser qu’une telle revendication est prétentieuse ou qu’il ne pourrait pas être aussi désintéressé qu’il le semble. Mais, après avoir passé des heures à écouter Musk parler (de sa période PayPal à nos jours), je suis convaincue qu’il veut certainement changer le monde pour le mieux grâce à ses entreprises (et à bien des égards, il l’a déjà fait) et que cela guide ses décisions d’affaires.

Très peu de chefs d’entreprise comprennent le pourquoi du comment de leurs produits comme Musk avec Tesla et SpaceX. Il croit profondément dans ses missions, ce qui, je pense, l’aide à rester rigoureux dans ses responsabilités professionnelles. Cela devrait être fascinant de voir comment il continue à innover dans le secteur de l’industrie, en particulier la fabrication automobile. Et bien qu’il soit fabuleusement riche, l’argent ne semble pas le motiver de la même manière que les autres, ce qui est une qualité inhabituelle pour les entrepreneurs, du moins aux États-Unis.

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Après des heures d’écoute et de visionnage, ©Jessica Easto peut réciter Musk par coeur

 

 

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