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Portraits

William Moulton Marston, l’homme qui se cache derrière Wonder Woman

L'inconnu de la semaine - 24 mai 2017

Il existe des types comme ça, à la fois inventeur, psychologue, écrivain, scénariste de comics, féministe engagé, etc. Mais William Moulton Marston n’est pas n’importe quel inventeur. C’est lui qui développa un test de pression sanguine qui donna naissance en 1922 à l’ancêtre du détecteur de mensonge.

Renvoyé de plusieurs universités, notamment pour ses travaux et prises de positions pro-féministes (des expériences pour démontrer par exemple que les femmes sont plus honnêtes, plus fiables et meilleures travailleuses que les hommes), il est engagé à la fin des années 1930 comme conseiller éditorial par Max Gaines, considéré comme le créateur du comic book.

C’est en 1941 que Marston présente sa toute dernière invention à un éditeur de la All-American Publications, une super-héroïne qui serait une “alternative à toute la violence masculine” : Wonder Woman ! Initialement baptisée “Suprema the Wonder Woman”, Marston s’est inspiré des partisanes du mouvement féministe de l’époque, dont sa femme faisait également partie. Enfin, en guise de clin d’oeil à sa première invention, Marston dota Wonder Woman d’un lasso magique, obligeant ses ennemis ainsi attrapés à ne lui dire que la vérité !

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Charles Moulton essayant de déceler les mensonges de sa secrétaire © Smithsonian Librairies

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Georges Huisman, le premier président du jury de Cannes

L'inconnu de la semaine - 17 mai 2017

C’est un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Beaucoup l’ont oublié mais à ses débuts, le festival de Cannes n’est pas présidé par des stars du grand écran. C’est en effet Georges Huisman, historien alors directeur des Beaux-Arts qui est nommé à la tête du Comité d’organisation du tout premier festival de Cannes, prévu au départ pour se tenir en 1939. La seconde guerre mondiale en décidera autrement et après avoir annulé sa première édition, c’est finalement en 1946 qu’a lieu véritablement le premier festival de Cannes, avec Georges Huisman comme président du jury. Il le restera les deux années suivantes et encore aujourd’hui, beaucoup sont ceux qui le considèrent comme l’un des principaux créateurs de cet événement où se pressent les plus grandes stars du monde. Merci Georges !

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On était encore loin des photos de paparazzis © France Culture

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Philip Castle, le créateur de l’affiche de Orange Mécanique

L'inconnu de la semaine - 10 mai 2017

C’est l’une des affiches les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Célèbre car le film est immense. Célèbre aussi car son réalisateur est Stanley Kubrick. Célèbre, enfin, car elle est le travail de l’artiste anglais Philip Castle. Sa technique de prédilection : l’aérographe, sorte de pistolet à peinture miniature.

À la fin des années 60, alors fraîchement diplômé du Royal College of Art, le jeune Philip dépose une annonce dans le quotidien londonien Evening Standard, afin de proposer ses services d’illustrateur. Le premier à le contacter ne fut autre que le responsable de la publicité de Stanley Kubrick, qui l’invitait dans la maison du célèbre réalisateur pour discuter de l’affiche de son prochain film, une adaptation cinématographique du roman d’Anthony Burgess, L’Orange mécanique, sorti en 1962.

Un sacré coup de chance, et un talent fou, qu’il a su faire fructifier au point de se voir confier, quelques années plus tard, l’affiche d’un autre film de Kubrick, Full Metal Jacket. Il réalisera ensuite les pochettes des albums Aladdin Sane de David Bowie (1973), His ‘N’ Hers de Pulp (1994), Night’s Out de Metronomy (2008), It’s only Rock ‘n’ Roll (But I Like It) des Rolling Stones (1974), etc. ou encore les affiches des films Mars Attacks de Tim Burton (1996), The Boyfriend de Ken Russell (1971) et Goin’ South de Jack Nicholson (1978).

Morale de l’histoire : mécanique ou non, le orange ouvre bien des portes !

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“C’est très pointu”, dit ©P. Castle face, le regard attiré par l’extrémité de la lame de l’anti-héros

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Agustín Almodóvar, le frère producteur

L'inconnu de la semaine - 03 mai 2017

Si Pedro Almodóvar a pu bénéficier d’une vraie liberté artistique tout au long de sa carrière, c’est avant tout grâce à son petit frère : Agustín.

Dès 1986, ils fondent ensemble la société de production El Deseo, avec laquelle sont ensuite produits indépendamment tous les films de Pedro Almodóvar, plus quelques coproductions françaises. C’est aussi grâce à cette société créée avec son frère que le cinéaste a pu rester travailler en Espagne (plutôt que de s’exiler à Hollywood par exemple) et construire ainsi une filmographie aussi singulièrement espagnole, notamment dans ses choix esthétiques. Comme quoi, un petit frère, ça peut servir !

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Agustín, l’autre Almodóvar © Ruben Ortega

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Mundiya Kepanga, le chef papou qui pose avec Robert Redford

L'inconnu de la semaine - 26 avril 2017

La Papouasie-Nouvelle-Guinée abrite l’une des plus riches et anciennes forêts de la planète. Bien qu’elle couvre près de 70% de la surface du pays, abrite 20 000 espèces de plantes, 1 500 espèces d’arbres, 3 000 espèces d’insectes et plus de 750 espèces d’oiseaux, elle pourrait être réduite de moitié d’ici 2021. La raison : l’exploitation forestière effrénée des grands arbres par des entreprises étrangères.

Pour lutter contre la déforestation, le chef traditionnel Mundiya Kepanga a plus d’un tour sous son chapeau de plumes. Ami de longue date du documentariste Marc Dozier, il est le personnage central de l’un des épisodes de la série documentaire “Frères des arbres”, justement réalisée par le français.

Aussi, à l’occasion d’une tournée internationale pour alerter l’opinion sur la situation de sa forêt primaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le chef papou a croisé la route de Robert Redford, star de cinéma mais aussi de l’écologie. Il a invité l’acteur à venir lui rendre visite dans son village. Une manière de placer l’urgence de la situation sous le feu des projecteurs. Et puis qui sait, Mundiya apprendra peut-être à Robert comment murmurer à l’oreille des arbres…

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Robert Redford avec Mundiya Kepenga, chef traditionnel papou © UNESCO/F.Gentile

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Mark Schmidt créé les décors de vos jeux préférés grâce à l’IA

L'inconnu de la semaine - 19 avril 2017

Depuis quelques années, le monde des jeux vidéo n’a qu’un seul mot à la bouche : les mondes ouverts. De GTA à Fallout 4 en passant par le dernier Zelda, tout le monde veut désormais voir son personnage évoluer dans un décor aussi étendu que possible. Et pour ne pas passer leurs vies à dessiner des environnements 3D, des ingénieurs comme Mark Schmidt ont eu la bonne idée d’appeler à l’aide l’intelligence artificielle. Afin de créer à l’infini des décors hyper-réalistes, ce professeur américain à l’université de British Columbia a mis au point une technique permettant à l’IA de scanner un grand nombre de datas (photos, géolocalisations, etc…) avant de les réinterpréter graphiquement.

Remerciez donc Mark Schmidt et ses collègues, grâce à eux, vous pouvez aller et venir où bon vous semble dans vos jeux préférés.

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Comme dans Red Dead Redemption, les mondes sont maintenant immenses © Rockstar Games

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Samir Abdelkrim, l’entrepreneur franco-algérien qui voulait “Innover pour financer l’innovation” !

L'inconnu de la semaine - 12 avril 2017

Dans un futur proche, “pourquoi ne pas imaginer deux, trois ou même quatre Kickstarter africains qui permettraient de financer les innovations africaines ? C’est l’une des nombreuses idées et propositions de Samir Abdelkrim, entrepreneur et fondateur de StartupBRICS.com, le premier média francophone spécialiste de l’innovation dans les pays émergents.

En s’appuyant à la fois sur sa plateforme internet multi-facettes (conseil stratégique et accompagnement, mise en relation et sensibilisation, promotion et aide au financement) mais aussi sur ses talents de tech-reporter pour Le Monde et Les Échos, il entend montrer au reste du monde que l’Afrique et les pays émergents seront dans un avenir proche, les futurs champions de l’innovation.

8 mois par an, ce dénicheur de startups explore les écosystèmes entrepreneuriaux en Afrique, mais aussi en Inde plus récemment. De la Mauritanie au Kenya en passant par le Gabon et le Botswana, il a déjà parcouru 21 pays africains afin d’y rencontrer les meilleurs talents de demain. Une aventure, des rencontres, des connaissances et une expérience qu’il partage dans son livre Startup Lions, le guide indispensable pour connaître les écosystèmes startups en Afrique (et un concentré d’excellentes citations !).

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Samir Abdelkrim (au centre) et quelques jeunes startupeurs africains surmotivés © Startup Lions

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Le spectateur à la question complétement WTF

L'inconnu de la semaine - 05 avril 2017

Les conférenciers le savent bien : la classique séance de questions/réponses qui suit leurs interventions est souvent perturbée par une question absurde posée par un spectateur qui n’a pas forcément tout bien saisi ou qui veut se faire remarquer. Et à ce jeu là, les scientifiques et chercheurs de l’Espace des Sciences de Rennes ont été un peu pris de court lorsqu’ils ont dû répondre à la question suivante : “J’aurais voulu savoir s’il a été mis au point un robot qui détecte si une mouche a été sur un cadavre en campagne, et qui rentre dans les maisons, et qui va sur du pain ou du beurre, et les vers de terre, avant que les gens le mange…. Qu’il soit détecté le ver, qu’il soit pas contaminé… On n’entend plus parler que les gens peuvent se nourrir avec des vers de terre. Parce qu’il y a eu un problème ?”

Inutile de dire que les conférenciers n’avaient pas vraiment de réponse précise…

Rendez-vous à 1:27:24

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Erik Wallenberg, l’inventeur du Tetra Pak

L'inconnu de la semaine - 29 mars 2017

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L’ingénieur Erick Wallenberg et son tout premier modèle de Tetra Pak © Wikipédia

Un peu d’Histoire ne fait jamais de mal. Au menu cette semaine, celle de l’un des packagings les plus révolutionnaires de l’histoire : le Tetra Pak. Inventé en 1944 par l’ingénieur suisse Erik Wallenberg, il est le produit phare de l’entreprise suédoise du même nom. Depuis décliné sous toutes les formes, dans toutes les couleurs, les tailles et les textures, le Tetra Pak est initialement une application pratique et commerciale d’une figure géométrique complexe, celle du tétraède, déjà étudiée 4500 ans plus tôt par les bâtisseurs des grandes pyramides d’Égypte.

Le Tetra Pak est un très bon exemple du pouvoir que peut avoir le packaging sur nos représentations et habitudes alimentaires. Ainsi, pour de nombreuses personnes aujourd’hui, enfants comme adultes, les jus de fruits sont indissociables de leur emballage individuel, le Tetra Brik rectangulaire. Certains en oublieraient presque qu’à la base, il y a des fruits.

C’est justement ce qu’a voulu montrer le designer industriel japonais Naoto Fukasawa, en créant un packaging des plus originaux : des brick dont les formes, les couleurs et même les textures correspondent aux jus de fruits qu’elles contiennent. Le résultat est étonnant ! Un autre designer australien, Preston Grubb, a imaginé un autre concept : des Tetra Brik individuelles remplies de jus et qui, réunies dans leur filet, prennent la forme d’une orange.

Décidément, la saga Tetra Pack initiée par Erik Wallenberg est loin d’être terminée !

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Le must du packaging pop et coquin © Dark Design Group

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Ed Sheeran, bénévole dans un charity shop

Portrait en hashtag - 22 mars 2017

Tout le monde adore Ed Sheeran, il a été élu plus grande pop star masculine de la planète par le magazine GQ, il défonce tous les charts mondiaux avec son nouvel album, il va être guest dans la prochaine saison de Game Of Thrones… Et en plus, il a un coeur gros comme ça et s’investit dans les oeuvres caritatives en Angleterre. Ed, on t’aime <3

#HabilleToiCommeEdSheeran : En 2014, le chanteur Ed Sheeran a commencé à nouer le contact avec les charity shop (ces magasins dont le profit des ventes revient à des associations caritatives) de sa petite ville natale de Framlingham en Angleterre, en envoyant plusieurs sacs de vêtements lui ayant appartenu. Une initiative qui a ouvert la porte et donné envie à ses fans de faire toute une série de donations aux magasins en question.

#Break : Fin août 2015, après avoir vendu presque 6 millions d’albums dans le monde, Ed Sheeran était au sommet de sa gloire. Pourtant, le célèbre auteur-compositeur-interprète britannique n’a clairement pas pris la grosse tête pour autant. Plutôt que de capitaliser sur son succès, il a décidé de faire un break pour partir travailler bénévolement dans un des charity shops de Framlingham.

#BridgetJones : Avec son passage en tant que bénévole au charity shop, Ed Sheeran semble bien s’être trouvé une véritable vocation. Récemment, il offrait par exemple à l’hospice St Elizabeth de Framlingham la chemise que ses fans ont pu le voir porter lors de son petit rôle dans le film Bridget Jones Baby, ainsi que 13 sacs d’habits lui ayant appartenu.

#GoT : Alors qu’on vient tout juste d’apprendre qu’Ed Sheeran aura un rôle dans la prochaine saison de la série Game of Thrones, on a toutes les raisons de penser que d’ici quelques mois, on pourra retrouver dans le charity shop du chanteur une armure, une cotte de mailles ou une tenue d’elfe. Affaire à suivre !

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L’histoire ne nous dit pas s’il a lavé sa chemise avant de la donner 😀 © Drew de F Fawkes

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